Education : quel devenir en milieu rural ?Communiqué de presse du 04 juin 2010 Après l’annonce de 16 000 suppressions d’emploi dans l’éducation nationale pour la rentrée 2011, le ministre, Luc Chatel, a présenté sa méthode aux recteurs et inspecteurs d’académie. Voici quelques mesures envisagées : augmentation de la taille des classes, baisse de l’enseignement spécialisé (RASED) et recours à des non-titulaires pour les remplacements. Les académies doivent faire remonter une quinzaine de fiches mentionnant les leviers possibles pour supprimer des postes. Une de ces fiches a pour objectif la fermeture des petits établissements dans le secondaire, jugés trop coûteux. Sont visés les établissements de moins de 200 voire 300 élèves. La Dordogne compte 6 collèges de moins de 200 élèves dont 5 sur la 3e circonscription : Saint-Aulaye, Mareuil, Piégut, La Coquille et Lanouaille. Après les fermetures de classes dans le primaire, voilà donc une nouvelle attaque du ministère. Les collèges ruraux sont appréciés pour leur caractère « familial » de proximité et les résultats scolaires sont d’un très bon niveau. L’ensemble de l’action gouvernementale converge vers la suppression des services publics en milieu rural. Aujourd’hui, un collège est présent dans la majorité des cantons. Avec le redécoupage prévu dans la réforme des collectivités et le regroupement des cantons actuels, il y en aura toujours un, mais ce sera pour un territoire beaucoup plus vaste. Le gouvernement est obsédé par sa logique de suppression de postes dans la fonction publique sans en mesurer les conséquences. Il ne fait qu’accroître les inégalités entre les zones urbaines et le monde rural. Ce sont les campagnes et leurs habitants qui en paient le prix fort. Comment attirer de nouvelles populations si nous n’avons plus les moyens de leur garantir un égal accès aux services publics en milieu rural ?
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