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Gestion des auxiliaires de vie scolaire


Question écrite du 22 juin 2010.

Mme Colette Langlade attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les préoccupations des associations, des organisations et des familles d’enfants en situation de handicap, au regard des perspectives de la rentrée scolaire 2010. Devant le leurre et l’échec de la précédente convention-cadre transférant la gestion des auxiliaires de vie scolaire (AVS) de l’éducation nationale aux associations, le Gouvernement a été obligé, en effet, de renégocier et de signer une nouvelle convention.

Or de graves carences existent toujours, et depuis trop longtemps, pour l’accès des enfants et adolescents en situation de handicap dans les établissements scolaires et suscitent la légitime préoccupation de toues les familles concernées et de la communauté éducative qui s’interrogent, à juste titre, d’une part, sur le nombre d’AVS en fin de contrat aujourd’hui repris par les associations, mais également sur les garanties de la pérennité et de la formation en faveur de véritables métiers de l’accompagnement dans notre pays. D’autre part, les inquiétudes demeurent entières sur le nombre d’enfants en situation de handicap encore en attente d’un auxiliaire et l’on se demande désormais quand l’éducation nationale montrera enfin l’exemple en matière d’emploi des personnes en situation d’handicap dans son administration.

Aussi, face à tant d’interrogations qui demeurent, cinq ans déjà après le vote de la loi du 11 février 2005 reconnaissant l’existence d’un droit à la scolarisation en milieu ordinaire pour tous, et à l’heure où la suppression de postes d’auxiliaires de vie scolaire et la fermeture programmée de classes d’intégration scolaire (CLIS) témoignent pour le moins d’une vision strictement comptable, qui méprise les besoins éducatifs et dont les enfants nécessitant le plus d’attention sont les premiers à pâtir, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en oeuvre dans les meilleurs délais, pour enfin pouvoir répondre aux légitimes inquiétudes qui s’expriment sur le sort qui sera réservé aux élèves en situation de handicap à la prochaine rentrée scolaire.