Colette Langlade, Députée de la 3ème circoncription de la Dordogne, Didier Bazinet, suppléant.
Colette Langlade 2012

Colette Langlade, Députée de la 3ème circonscription de la Dordogne, Didier Bazinet, suppléant.

Colette Langlade

Les moyens dédiés à la lutte contre les déserts médicaux renforcés





Les moyens dédiés à la lutte contre les déserts médicaux renforcés
Nous le savons, l’accès aux soins est déterminant pour l’attractivité d’un territoire. Il est tout simplement indispensable, et c’est bien là l’essentiel, en matière de santé publique.
Or, depuis de nombreuses années, les inégalités se creusent entre territoires urbains et territoires ruraux en raison d’une véritable fuite des médecins généralistes vers les centres villes et les régions urbanisées. A l’inverse, dans les petites communes rurales, peu à peu, les médecins de famille partent en retraite et ne sont pas remplacés.
La Dordogne se trouve directement impactée par cette évolution préoccupante, créatrice de déserts médicaux si la collectivité ne se mobilise pas. Aussi, j’ai été particulièrement vigilante et attentive à l’action du gouvernement face à cette problématique. Sa volonté de lutter contre les déserts médicaux et donc de réduire les inégalités d’accès aux soins est manifeste.
Il l’a fait précédemment, depuis 2012, à travers les pactes territoire santé 1 et 2 et la loi de modernisation de notre système de santé. Cela s’est traduit concrètement par la création de 900 maisons de santé pluri-professionnelles, par la signature de 800 contrats de praticien territorial de médecine générale ou encore par l’augmentation du numerus clausus régional dans les secteurs à faible densité médicale.
Néanmoins, le Gouvernement ne compte pas s’arrêter là et je m’en félicite. En ce début mars, la ministre de la Santé a communiqué une nouvelle initiative. Elle a souhaité revoir les critères de sélection des zones bénéficiant d’aides afin d’inciter davantage de médecins généralistes à s’installer dans les territoires qui en ont le plus besoin.
Concrètement, jusqu’à présent, les territoires aidés étaient seulement définis en fonction du nombre de médecins par habitants. Désormais, s’y ajouteront d’autres critères particulièrement spécifiques aux territoires ruraux : les besoins en soins en fonction de l’âge des habitants, les temps de trajets que doivent effectuées les médecins, le volume d’activité des médecins et enfin l’âge des médecins afin d’anticiper leur départ à la retraite.
Ainsi, le dispositif actuel visant à soutenir l’installation des médecins dans les territoires qui en ont la nécessité va être doublé. Il s’agit là d’une avancée que je soutiens pleinement.