Colette Langlade, Députée de la 3ème circoncription de la Dordogne, Didier Bazinet, suppléant.
Colette Langlade 2012

Colette Langlade, Députée de la 3ème circonscription de la Dordogne, Didier Bazinet, suppléant.

Colette Langlade

Poursuivre la moralisation de la vie politique





Ce mercredi 01 février, dans l’hémicycle, nous avons voté deux lois pour faciliter la transparence de la vie publique et poursuivre les efforts menés depuis 2012 pour moraliser la politique.
Le premier texte vise à s’assurer qu’aucun citoyen ne sera inscrit sur une liste de candidat contre son gré, le second est plus emblématique car il conditionne toute candidature à une fonction élective à la présentation d’un casier judiciaire vierge.
L'enjeu de ces deux propositions de loi, dans une période où la défiance des citoyens envers leurs représentants n’a jamais été aussi grande, est de replacer l’intérêt général au premier plan.
 
Plus de transparence dans le dépôt des candidatures aux élections
 
Ce premier texte vise à renforcer le cadre des modalités de dépôt de candidature à des élections.
Désormais, qu’elles soient municipales, départementales, régionales, sénatoriales ou européennes, chaque candidat ou remplaçant devra apporter une mention manuscrite par laquelle il manifestera son engagement à se porter candidat (ou remplaçant) sur une liste menée par un responsable nommément désigné.
 
Cette proposition de loi répond directement aux pratiques d’un parti, le Front national, constatées à l’occasion des élections municipales et départementales.
Ainsi, dans  plusieurs départements, des personnes souvent âgées et parfois malades se sont retrouvées candidats du Front national sans avoir pourtant donné leur accord.
 
Ce qui semble relever du bon sens sera maintenant protéger par la loi : personne ne pourra plus être candidat sans avoir donner clairement leur accord par une mention manuscrite, et non une simple signature sur un formulaire.
 
Conditionner toute candidature à la présentation d’un casier judiciaire vierge
 
Au cours de ma campagne législatives en 2012, j’avais signé la charte Anticor qui proposait notamment de proscrire toute candidature à une élection pour une personne au casier judiciaire entamé.
Je me félicite que ce soit désormais une chose faite par le vote de cette loi.

Désormais, seuls des candidats possédant le bulletin n°2 de leur casier judiciaire vierge pourront se présenter à une élection. Ce bulletin concerne des délits financiers, des abus de biens sociaux, des délits sexuels ou encore des faits de fraude fiscale.
 
Je regrette néanmoins là encore qu’il faille une loi pour imposer ce que des partis politiques ou des électeurs devraient exiger.
Car s’il faut préciser que les cas d’élus corrompus sont extrêmement rares, ils sont emblématiques et rejaillissent sur l’ensemble de la classe politique.
 
Ces deux textes importants constituent donc une étape vers l’assainissement des règles qui régissent la vie démocratique dans notre pays. Il reste encore beaucoup à faire en la matière, l’actualité nous le rappelle que trop bien.